L’uniformité que nous observons aujourd’hui sur les plaques d’immatriculation n’a pas toujours été la norme. En effet, ces éléments obligatoires pour identifier les véhicules sont passés par différentes phases depuis leur création au début du 20ème siècle en France. Pourquoi existe-t-il plusieurs couleurs de plaques d’immatriculation ? Voici un aperçu des raisons historiques et pratiques qui ont contribué à cette diversité.
Sommaire
ToggleLes origines de l’immatriculation : une palette variée
La première plaque d’immatriculation française a fait son apparition en 1901. Durant ses premières décennies d’existence, diverses couleurs de plaques d’immatriculation se côtoyaient dans le paysage automobile français. Le vert foncé était ainsi utilisé pour les voitures particulières, tandis que le rouge était réservé aux taxis ou voitures publiques. Quant aux plaques jaunes avec lettres noires, elles étaient attribuées aux autorités.
Un bleu spécifique pour les deux-roues motorisés
Dans les années 1920 apparut une nouvelle couleur : le bleu ciel accompagné de chiffres blancs. Cette combinaison était dédiée aux deux-roues motorisés (motocyclettes et cyclomoteurs), leur permettant ainsi d’être facilement identifiés par les forces de l’ordre et les autres usagers de la route.
Changement de législation et unification progressive
A partir des années 1950, l’évolution de la législation sur les plaques d’immatriculation a provoqué une uniformisation progressive des couleurs. Le vert foncé laisse place au noir pour les voitures particulières. Cette couleur est utilisée jusqu’en 1993, date à laquelle Progressivement, l’ensemble des véhicules circulant en France adoptent petit à petit une plaque blanche avec caractères noirs.
Blanc et jaune : une distinction entre l’avant et l’arrière
En 1968, de nouvelles normes simplifient le choix des couleurs pour distinguer les plaques avant et arrière des véhicules. Le blanc devient la couleur exclusive pour les plaques avant. Pour les plaques arrière, plusieurs options sont possibles : rouge sur fond blanc, ou plus couramment, noir sur fond jaune. Le jaune se popularise grâce à sa meilleure visibilité sur la chaussée.
Le cas des plaques de collection
L’arrêté du 9 février 2009 a introduit la notion de véhicule de collection, permettant aux propriétaires de véhicules anciens de bénéficier d’un régime d’immatriculation spécifique. Les voitures de collection françaises arborent désormais une plaque présentant un fond noir avec des lettres blanches, rappelant ainsi le style des plaques des années 1950-1990.
Un système harmonisé au niveau européen
En 2009, la France a également adopté le système d’immatriculation européen. Ainsi, les plaques françaises suivent désormais le format d’autres pays membres de l’Union européenne. Elles sont désormais blanches avec des caractères noirs et un bandeau bleu situé à gauche, affichant les 12 étoiles du drapeau européen ainsi que la lettre « F » pour la France.
Un format unique pour tous les véhicules
Ce nouveau système a harmonisé la couleur des plaques pour tous les types de véhicules : voitures particulières, utilitaires, deux-roues motorisés, engins agricoles, etc. Seuls les véhicules de collection conservent une plaque différente.
Les couleurs de plaques dans le monde : quelles différences ?
D’autres pays connaissent également une diversité de couleurs pour leurs plaques immatriculation. Par exemple, aux Etats-Unis, chaque état peut choisir ses propres couleurs et motifs. De même, en Allemagne, les plaques arrière sont jaunes tandis qu’en Suisse, elles sont blanches avec des caractères rouges.
Des nuances de couleur reflétant différentes catégories de véhicules
Au Royaume-Uni, les plaques avant sont toujours blanches ou argentées, alors que les plaques arrière varient entre le jaune réfléchissant et d’autres tons plus sombres, selon le type de véhicule auquel elles appartiennent. En Nouvelle-Zélande, chaque type de véhicule possède également ses propres couleurs : blanc pour les voitures, bleu foncé pour les taxis ou noir pour les véhicules gouvernementaux.
Les plaques d’aujourd’hui : vers une nouvelle variété de couleurs ?
Alors que l’uniformisation des plaques en Europe semble être désormais la règle, on observe toutefois un regain d’intérêt pour la personnalisation de ces éléments. Des entreprises proposent ainsi aux automobilistes et aux collectionneurs de créer des plaques d’immatriculation commémorative ou décorative avec des motifs et couleurs originaux qui ne sont pas conformes à la réglementation routière.
Personnaliser sa plaque sans enfreindre la loi
Il est possible de personnaliser légèrement sa plaque d’immatriculation sans aller à l’encontre des lois en vigueur. Les fabricants offrent par exemple des options telles que la dorure, le sertissage des caractères ou encore l’ajout de logos régionaux. Toutefois, le respect de différents critères reste crucial pour être en conformité avec la législation.